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Ils et elles feront le monde d’après – Othman Nasrou

On dit souvent que l’enfance forge le caractère et impacte notre futur. Né à Casablanca au Maroc, Othman Nasrou grandit dans un milieu francophile, une famille 100 % marocaine pourtant pour qui apprendre le français était important. Depuis tout petit, il regarde les informations françaises à la télévision, on lui offre des livres en français puis il suit également un cursus scolaire dans différents établissements francophones à partir du collège. « Je suis devenu français, avant véritablement de l’être, par la langue et la culture. » se souvient-il. C’est donc tout naturellement et dans une suite logique qu’il choisit la France pour poursuivre ses études supérieures. Il rejoint alors la classe préparatoire aux Grandes Écoles de commerce du lycée Sainte-Geneviève à Versailles (Ginette) où il suit un cursus de deux ans le conduisant à intégrer l’école HEC Paris en 2007, dont il devient en 2008 président du Bureau des Elèves. Il connaît ses premiers engagements politiques durant ses études supérieures, notamment en tant que membre fondateur du collectif du 31 mai contre la « circulaire Guéant » qui visait alors à limiter l’accès au marché du travail aux jeunes étudiants étrangers diplômés. « Président du BDE d’HEC, j’ai été sollicité par beaucoup d’étudiants concernant cette circulaire qui était une très mauvaise idée : Des étudiants très qualifiés dont on avait financé les études, se voyaient refuser l’accès au marché du travail, au moment où ils pouvaient payer des impôts et donc rendre à la France ce qu’elle leur avait prêté et cela pour des profils pourtant très qualifiés. » explique-t-il. C’est d’ailleurs dans ce cadre, qu’Othman Nasrou rencontre pour la première fois Valérie Pécresse. En parallèle, il fonde avec trois associés une entreprise fournissant des outils de gestion et de suivi des adhérents pour les associations. « J’avais l’habitude de prendre des responsabilités, j’avais le goût du collectif, des affaires publiques et de l’engagement. » a-t-il confié. Et c’est pourquoi, à la fin de ses études à HEC, ce profil engagé est rapidement repéré par Valérie Pécresse qui le prend sous son aile et fait de lui son porte-parole dans les Yvelines en mai 2015 dans le cadre de sa campagne pour les élections régionales en Île-de-France. À seulement 28 ans, Valérie Pécresse lui accorde toute sa confiance, chose qu’Othman Nasrou a vécue comme un « véritable privilège ». Il explique, « ce n’était pas évident qu’on me fasse confiance et j’en suis très reconnaissant, notamment envers Valérie Pécresse qui a été la première à me soutenir et me confier des missions importantes ». Après la victoire de Pécresse en décembre 2015, il devient conseiller régional. D’abord président de la commission du développement économique, il passe, en juillet 2016, vice-président chargé des affaires internationales et du tourisme. « S’engager c’est prendre des responsabilités et des risques pour essayer de donner le meilleur résultat possible quelle que soit la mission confiée ». Il poursuit en expliquant que « son envie de vouloir toujours avancer très vite » est sans doute ce qui l’a poussé à prendre ces responsabilités aussi jeune. Une ascension fulgurante qu’Othman Nasrou doit probablement à son travail, mais aussi à sa capacité à endosser de grandes responsabilités. Alors qu’il n’est que le benjamin, il se retrouve à présider le groupe majoritaire. Un parcours qu’il n’aurait « jamais pu prévoir ». « À chaque fois, j’essaye de bien faire mon travail, d’être très complet sur l‘ensemble et sur le fond puis de bien connaître les sujets tout en essayant de les incarner. » explique l’homme politique. « Je porte une attention au relationnel car, quand on est président d’un groupe de 80 élus pendant 3 ans, il faut réussir à faire travailler beaucoup de gens ensemble. » ajoute-t-il. Une rencontre marquante qui l’aurait poussé à poursuivre ses engagements politiques ? Oui, et elle peut même paraître « un peu particulière ». « Il y a eu cette rencontre avec une ville qui m’a fasciné et à laquelle je suis attaché : Trappes. C’est la ville dans laquelle j’ai fait ma première et vraie expérience politique en 2014 : j’y étais candidat aux élections municipales et à nouveau en 2020. » se remémore-t-il. « Je reste très attaché à Trappes où je suis élu maintenant depuis 7 ans » . Mais il y a eu aussi le fait d’être devenu français et, par conséquent, l’envie et l’impression d’avoir « comme une responsabilité » de s’engager pour ce pays. Bien qu’il soit donc pleinement engagé dans la politique, Othman Nasrou précise tout de même qu’il est « attaché à rester dans le secteur privé ». Ce dernier dirige effectivement, en parallèle, une pépinière d’entreprises dont il est fier d’avoir « fait le redressement financier ». Pour lui, c’est « important quand on est un élu et que l’on fait de la politique d’avoir une activité à côté ». Mettre fin à sa carrière politique pour se consacrer uniquement à une activité dans le privé ? Cette idée lui a souvent traversé l’esprit. Mais, « quand on a la chance d’occuper des responsabilités comme je les occupe à 33 ans, on a envie de continuer ». D’autant plus que, pour ce jeune politique, « il y a peu de domaines qui m’ont permis de montrer ce que je pouvais faire et de porter des valeurs, c’est pourquoi, pour l’instant, j’ai envie de donner plus. » L’homme politique éprouve également depuis toujours « un très grand appétit pour le secteur du numérique et de l’informatique », il estime même avoir un « côté très geek » depuis très jeune où il a passé beaucoup de temps sur un ordinateur. Aujourd’hui, il est passionné par des sujets comme la cybersécurité pour les enjeux que cela représente autant que pour le côté technique. Il prend avant tout l’informatique comme « un loisir » mais pense également que, dans notre société actuelle, « il est important d’avoir des élus qui comprennent tous ces sujets-là ». « Peut-être qu’un jour je retournerai vers ce domaine, comme la start-up dans le numérique que j’avais fondé plus jeune », confie-t-il, mais, pour le moment, la politique lui prend tout son temps et l’entièreté de son engagement actuel. Père d’un enfant né en plein confinement et entre deux tours d’une élection municipale dont il était candidat, Othman Nasrou a vu son quotidien changé. Un rythme qu’il qualifie de « sportif » avec des journées très chargées. « Des déplacements, beaucoup de réunions, de rendez-vous et de coups de fil ainsi que quelques décisions importantes à prendre » sans compter le temps qu’il garde pour l’accorder aux médias, voilà à quoi ressemblent ses journées. Il qualifie son travail d’ « intense mais aussi très polyvalent » avec « énormément de facettes différentes ». Le jeune papa depuis seulement un an, avoue ne pas avoir encore trouvé une bonne routine et un bon équilibre mais « parvenir à bien concilier sa vie personnelle et professionnelle est tout à fait faisable. Il faut y arriver pour apporter cet équilibre dans sa vie ». Sa mission aujourd’hui ? À présent en charge de la jeunesse, le premier vice-président du conseil régional d’Île-de-France répond simplement : « Donner une chance de réussite à tous nos jeunes ». D’autant plus dans ce contexte de crise qui a changé beaucoup de choses, Othman Nasrou se retrouve très préoccupé face à ce pays qui, selon lui, « n’a jamais été autant fragmenté, divisé et en doute ». Le jeune politicien se prépare dès à présent à relever ces défis majeurs pour ce pays qui l’a « adopté ». « Immigré de la première génération » de sa famille, Othman Nasrou garde toutefois beaucoup d’affection pour le Maroc, son pays d’origine. Bien qu’aujourd’hui, il confie se sentir « pleinement français ». « Quand je suis arrivé en France pour mes études supérieures, je me suis senti directement chez moi. Il y a peu de pays qui peuvent réussir ce genre de choses, c’est un pays avec une vocation universaliste qui arrive à vous faire devenir français, j’en suis honoré et presque ému à chaque fois que j’en parle ».

Lire l’article complet sur : www.wansquare.com

On dit souvent que l’enfance forge le caractère et impacte notre futur. Né à Casablanca au Maroc, Othman Nasrou grandit dans un milieu francophile, une famille 100 % marocaine pourtant pour qui apprendre le français était important. Depuis tout petit, il regarde les informations françaises à la télévision, on lui offre des livres en français puis il suit également un cursus scolaire dans différents établissements francophones à partir du collège. « Je suis devenu français, avant véritablement de l’être, par la langue et la culture. » se souvient-il. C’est donc tout naturellement et dans une suite logique qu’il choisit la France pour poursuivre ses études supérieures. Il rejoint alors la classe préparatoire aux Grandes Écoles de commerce du lycée Sainte-Geneviève à Versailles (Ginette) où il suit un cursus de deux ans le conduisant à intégrer l’école HEC Paris en 2007, dont il devient en 2008 président du Bureau des Elèves. Il connaît ses premiers engagements politiques durant ses études supérieures, notamment en tant que membre fondateur du collectif du 31 mai contre la « circulaire Guéant » qui visait alors à limiter l’accès au marché du travail aux jeunes étudiants étrangers diplômés. « Président du BDE d’HEC, j’ai été sollicité par beaucoup d’étudiants concernant cette circulaire qui était une très mauvaise idée : Des étudiants très qualifiés dont on avait financé les études, se voyaient refuser l’accès au marché du travail, au moment où ils pouvaient payer des impôts et donc rendre à la France ce qu’elle leur avait prêté et cela pour des profils pourtant très qualifiés. » explique-t-il. C’est d’ailleurs dans ce cadre, qu’Othman Nasrou rencontre pour la première fois Valérie Pécresse. En parallèle, il fonde avec trois associés une entreprise fournissant des outils de gestion et de suivi des adhérents pour les associations. « J’avais l’habitude de prendre des responsabilités, j’avais le goût du collectif, des affaires publiques et de l’engagement. » a-t-il confié. Et c’est pourquoi, à la fin de ses études à HEC, ce profil engagé est rapidement repéré par Valérie Pécresse qui le prend sous son aile et fait de lui son porte-parole dans les Yvelines en mai 2015 dans le cadre de sa campagne pour les élections régionales en Île-de-France. À seulement 28 ans, Valérie Pécresse lui accorde toute sa confiance, chose qu’Othman Nasrou a vécue comme un « véritable privilège ». Il explique, « ce n’était pas évident qu’on me fasse confiance et j’en suis très reconnaissant, notamment envers Valérie Pécresse qui a été la première à me soutenir et me confier des missions importantes ». Après la victoire de Pécresse en décembre 2015, il devient conseiller régional. D’abord président de la commission du développement économique, il passe, en juillet 2016, vice-président chargé des affaires internationales et du tourisme. « S’engager c’est prendre des responsabilités et des risques pour essayer de donner le meilleur résultat possible quelle que soit la mission confiée ». Il poursuit en expliquant que « son envie de vouloir toujours avancer très vite » est sans doute ce qui l’a poussé à prendre ces responsabilités aussi jeune. Une ascension fulgurante qu’Othman Nasrou doit probablement à son travail, mais aussi à sa capacité à endosser de grandes responsabilités. Alors qu’il n’est que le benjamin, il se retrouve à présider le groupe majoritaire. Un parcours qu’il n’aurait « jamais pu prévoir ». « À chaque fois, j’essaye de bien faire mon travail, d’être très complet sur l‘ensemble et sur le fond puis de bien connaître les sujets tout en essayant de les incarner. » explique l’homme politique. « Je porte une attention au relationnel car, quand on est président d’un groupe de 80 élus pendant 3 ans, il faut réussir à faire travailler beaucoup de gens ensemble. » ajoute-t-il. Une rencontre marquante qui l’aurait poussé à poursuivre ses engagements politiques ? Oui, et elle peut même paraître « un peu particulière ». « Il y a eu cette rencontre avec une ville qui m’a fasciné et à laquelle je suis attaché : Trappes. C’est la ville dans laquelle j’ai fait ma première et vraie expérience politique en 2014 : j’y étais candidat aux élections municipales et à nouveau en 2020. » se remémore-t-il. « Je reste très attaché à Trappes où je suis élu maintenant depuis 7 ans » . Mais il y a eu aussi le fait d’être devenu français et, par conséquent, l’envie et l’impression d’avoir « comme une responsabilité » de s’engager pour ce pays. Bien qu’il soit donc pleinement engagé dans la politique, Othman Nasrou précise tout de même qu’il est « attaché à rester dans le secteur privé ». Ce dernier dirige effectivement, en parallèle, une pépinière d’entreprises dont il est fier d’avoir « fait le redressement financier ». Pour lui, c’est « important quand on est un élu et que l’on fait de la politique d’avoir une activité à côté ». Mettre fin à sa carrière politique pour se consacrer uniquement à une activité dans le privé ? Cette idée lui a souvent traversé l’esprit. Mais, « quand on a la chance d’occuper des responsabilités comme je les occupe à 33 ans, on a envie de continuer ». D’autant plus que, pour ce jeune politique, « il y a peu de domaines qui m’ont permis de montrer ce que je pouvais faire et de porter des valeurs, c’est pourquoi, pour l’instant, j’ai envie de donner plus. » L’homme politique éprouve également depuis toujours « un très grand appétit pour le secteur du numérique et de l’informatique », il estime même avoir un « côté très geek » depuis très jeune où il a passé beaucoup de temps sur un ordinateur. Aujourd’hui, il est passionné par des sujets comme la cybersécurité pour les enjeux que cela représente autant que pour le côté technique. Il prend avant tout l’informatique comme « un loisir » mais pense également que, dans notre société actuelle, « il est important d’avoir des élus qui comprennent tous ces sujets-là ». « Peut-être qu’un jour je retournerai vers ce domaine, comme la start-up dans le numérique que j’avais fondé plus jeune », confie-t-il, mais, pour le moment, la politique lui prend tout son temps et l’entièreté de son engagement actuel. Père d’un enfant né en plein confinement et entre deux tours d’une élection municipale dont il était candidat, Othman Nasrou a vu son quotidien changé. Un rythme qu’il qualifie de « sportif » avec des journées très chargées. « Des déplacements, beaucoup de réunions, de rendez-vous et de coups de fil ainsi que quelques décisions importantes à prendre » sans compter le temps qu’il garde pour l’accorder aux médias, voilà à quoi ressemblent ses journées. Il qualifie son travail d’ « intense mais aussi très polyvalent » avec « énormément de facettes différentes ». Le jeune papa depuis seulement un an, avoue ne pas avoir encore trouvé une bonne routine et un bon équilibre mais « parvenir à bien concilier sa vie personnelle et professionnelle est tout à fait faisable. Il faut y arriver pour apporter cet équilibre dans sa vie ». Sa mission aujourd’hui ? À présent en charge de la jeunesse, le premier vice-président du conseil régional d’Île-de-France répond simplement : « Donner une chance de réussite à tous nos jeunes ». D’autant plus dans ce contexte de crise qui a changé beaucoup de choses, Othman Nasrou se retrouve très préoccupé face à ce pays qui, selon lui, « n’a jamais été autant fragmenté, divisé et en doute ». Le jeune politicien se prépare dès à présent à relever ces défis majeurs pour ce pays qui l’a « adopté ». « Immigré de la première génération » de sa famille, Othman Nasrou garde toutefois beaucoup d’affection pour le Maroc, son pays d’origine. Bien qu’aujourd’hui, il confie se sentir « pleinement français ». « Quand je suis arrivé en France pour mes études supérieures, je me suis senti directement chez moi. Il y a peu de pays qui peuvent réussir ce genre de choses, c’est un pays avec une vocation universaliste qui arrive à vous faire devenir français, j’en suis honoré et presque ému à chaque fois que j’en parle ».

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Par francis sellam

Je travaille simultanément sur trois axes professionnels :
Éducation Nationale, en qualité d’inspecteur (IEN) économie-gestion.
Politique en étant que 1er maire adjoint au logement, finances et ressources humaines.
Création ou participation sous forme d’actionnaire au développement d’entreprises.

Ces différents leviers me permettent d’acquérir des compétences élargies en ayant une vision systémique des organisations.

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